La vue qui déblogue ! 

Crise financière : Au poker comme à la guerre, les enfants hotages de l'état de leurs parents (11 Octobre 2008)



Le monde s'étonne et s'effraie d'une crise apparemment aussi imprévisible que soudaine ? Comme c'est original !

Qu'est-ce que vous  croyez ? ...

Que la nature se satisfait d'une illusion de progrès ou de changement ?

Que la vie se satisfait de vos bouts de papier, de vos signatures, de vos discours, de vos belles promesses, de votre marché et de vos lois ?

Que le vide de vos mots, de vos distractions abrutissantes, que vos murs d'indifférence drapés dans l'hypocrisie de vos opinions, de vos croyances et de vos formules intellectuelles vous préservent des conséquences de vos actes ?

Que le temps, l'effort, la contrainte, l'espoir, les incantations ou la volonté peuvent compenser un esprit ou une société de l'absence de sensibilité, de liberté, d'amour et de compréhension ?

Vous vivez dans le leurre et les chimères et lorsque inéluctablement tremblent et vacillent les structures idéologiques baties sur vos pitoyables principes c'est encore la peur de les voir disparaitre qui vous fait réagir. Vous vous inventez des coupables, des ennemis pour mieux cacher l'innanité de votre propre action, vous appelez aujourd'hui à la résistance contre ce que vous perpétuez quotidiennement, la peur, l'avidité, l'orgueil et la cupidité qui sont des gèrmes de violence.

Vous manifèstez ainsi l'étendue de cette soit-disante liberté acquise et perpétuée à coups de guerres, de sacrifice et de mensonge, les  effets réels d'une cause purement intellectuelle, ce vide de substance que vous prétendez défendre ou sauver en usant des mêmes moyens inèptes par lesquels vous l'avez imposé et dont le véritable but est d'éviter l'effondrement de la prison intérieure dont vous êtes le batisseur.

Enfin vous croyez que l'amour, l'intelligence, l'ordre et la paix peuvent naître dans un esprit et une société sans profondeur, emprisonné dans la peur et la confusion, la croyance et le contrôle.

Toute activité batie sur le mensonge, la peur et la croyance s'effondre tôt ou tard parce que cette activité n'est fondée que sur l'image et le préjugé. Ce qui est consternant sans être étonnant c'est l'étendue de l'ignorance que l'individu a de lui-même.



la rupture financière : Oyez confiance...


Mais c'est pas grave ! Comme d'habitude pour sauver le poker mondialisé vous n'avez qu'a faire endosser vos miliers de millards de pèrtes financière (au bénéfices des autres) par ceux sur qui vous en tirez vos bénéfices, je veux dire les générations grandissantes. C'est toujours plus sur et plus simple que de s'arnaquer entre adultes. Y a besoin ni du consentement ni de la signature des véritables empruntés puisque c'est une décision d'état et l'état et le pouvoir ont toujours intérêt à ce que le poker continuent...la soif et la garantie d'un bénéfice assurent la soumission aux règles édictées par le controleur qui est dans tous les cas l'état malgré ce qu'il tente de faire avaler. Totalitaire ou démocratique, individualiste ou collectiviste, l'état a toujours été l'expression  et le garant du sentiment de propriété et des désirs d'acquisition et d'accumulation matériel des individus.

Capitalisme ou anti-capitalisme c'est toujours la concurrence, la compétition et le combat pour la satisfaction du besoin d'acquérir et d'accumuler les biens produits et fabriqués par l'esprit ou la main de l'Homme.

Tout pouvoir psychologique est un marchandage intellectuel, toute autorité religieuse ou politique est la réaction de la peur. Plus le sentiment de peur augmente et plus les marchands de sécurité prolifèrent et tentent d'accroitre leur controle et votre soumission psychologique...observez ce qu'on vous propose à la télé, dans les fictions, les reportages, la peur et la violence et le renforcement de l'autorité et du controle qu'il soit préventif ou répressif comme seule véritable réponse.

Et pendant que nombre semblent constater la déviance autoritaire ailleurs nous sommes aveugles à ce qui se passe autour de nous et en nous même. Observez et vous verrez que les peurs, enfouies ou conscientes,  sont les détonateur des violences individuelles ou collectives, des plus anodines et quotidiennes au plus destructrices.

Le déracinement, la compréhension et la fin de vos peurs ne dépendent que de vous et l'action qu'est la compréhension est la seule sécurité véritable.




                                                                


© 2007 2010-Ludovic Doyard (écrivain indépendant)                                                 Mise à jour : mardi 6 juillet 2010