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L'idéal grenaillede l'environnement et de l'Homme ? (14 Novembre 2007)



Environnement : L'idéal , grenaille de l'environnement et de l'Homme ?

(Pour ceux qui ne se contentent pas d'avaler la soupe qu'on leur sert un lien vers des extraits du film documentaire  Alerte à    Babylone)

Etonnant ?

Ne voyons nous pas que la planète est aussi vivante que le corps  humain  et que son équilibre est une action permanente ?

Ne voyons nous pas que notre corps mange, boit de cette terre et de ses océans et qu'il respire de cet atmosphère ?

Ne voyons nous pas que l'organisme humain est inséparable de cet ensemble vivant et que la moindre disharmonie de l'un est la disharmonie de l'autre ?

Ne voyons nous pas que tout ce que nous produisons et consommons est puisé de cet environnement et rejeté dans cette environnement  ?

Ne voyons nous pas que tout ce que notre action concentre dans la nature l'est dans notre corps, que la pollution et la contamination de l'un sont celles de l'autre, que la saturation de l'un est celle de l'autre, que la violence faîte envers l'animal, la nature ou son prochain est violence envers nous-même  ?

Ne voyons nous pas que nous exploitons la nature et les animaux comme nous exploitons notre prochain et nous même ?

Ne voyons nous pas que les barrières et les frontières théoriques ou idéologiques que nous nous construisons et derrière lesquelles nous nous croyons en sécurité ne sont que poudre aux yeux face au mouvement qu'est la vie ?

Ne voyons nous pas que la vie agit avec ou sans l'action de notre pensée ni de notre volonté, que cette action n'est dépendante ni d'argent, ni d'autorité, de croyance ou d'idéologie quelconque pour être depuis des milliards d'années ?

Ne voyons nous pas que notre conformisme aux traditions est le sel de notre propre angoisse comme celui de la déchéance de notre corps et de la planète ?

Ne voyons nous pas que la planète est bouleversée comme l'est notre corps par l'intensification du contrôle qu'exercent la pensée  et la volonté ?

Ne voyons nous pas qu'aucun gouvernement, qu'aucun parti politique, qu'aucun corporatisme ou communautarisme, qu'aucune secte, qu'aucune forme de religion, tout système engendré par la pensée et leurs soi-disants autorités, sauveurs ou gourous ne nous libérerons jamais de cette mécanique de destruction comme elles n'y sont jamais parvenues jusque là ?

Ne voyons nous pas que nous fabriquons et fournissons quotidiennement les armes, moyens de toutes les guerres dont nous prétendons nous protéger et protéger le monde ?

Ne voyons nous pas que nous comparons, nous sélectionnons, nous excluons, nous divisons et isolons quotidiennement alors que nous prétendons libérer et fraterniser le monde ?

Ne voyons nous pas que nous envahissons et investissons notre corps comme la terre de nos peurs, de nos dogmes et nos contraintes millénaires et qu'aucune liberté véritable, qu'aucune vie véritable, qu'aucun amour véritable ne peuvent s'y développer ?
Speed endetting


Ne voyons nous pas que la vie n'est pas dépendante de nous, de notre violence ou de notre passivité, que cette action ne nous a jamais attendue, ne nous attend pas et ne nous attendra pas que nous le voulions ou pas, que nous réclamions du temps, une minute ou l'éternité pour changer ?

Ne voyons nous pas que la vie, comme le cerveau, le corps ou la nature, rechigne et se révolte naturellement face à toute forme de contrainte, que l'existence même de l'autorité avec sa propagande et sa violence en sont les preuves flagrantes ?

Ne voyons nous pas que nous sommes seuls et totalement responsables de notre comportement mécanique formé par l'habitude et le conformisme, mécanique qui ne comporte ni découverte, ni  amour ou changement véritable, rien que la  plaisante torpeur d'une vie de routines que nos autorités nous servent et que nous avons érigée en idéal de société ?

Hypocrisie, division et violence ! Voilà la réalité des idéaux de paix, de liberté et de justice que nous appelons progrès.

Quant au théoricien de la nature, de la vie ou de l'Homme, celui dont l'action extérieure ne puise sa source que dans l'action limitée de l'intellect, celui qui vit conformément à un schéma de pensée, normé par le conditionnement qu'il abrite, cet esprit là est celui de l'Homme enveloppé dans le statut respectable et respecté de la tradition. Cet esprit là ne connaît d'évolution que le passage d'une forme de conformisme vers une autre. Celui là s'impose et impose et son mouvement profond est celui de la violence. Celui là dit et vous dit qu'aucun autre changement n'est possible que celui dont il est prisonnier, que la peur, la violence et la souffrance dont il ne découvre pas la fin sont nécessaires ou encore ne peuvent qu'être atténuées, contrôlée ou éliminés qu'avec le temps et l'effort, qu'elles sont l'éternel fardeau de l'Homme sur cette terre. Cette esprit là n'entend, ne voit et ne parle et n'agit que du bruit de la pensée. Cet esprit là justifie son autorité intérieure dont il est esclave et retire satisfaction.

Et moi je remets en question toute tradition selon laquelle la souffrance, la peur et la violence engendrent autre chose qu'elles-mêmes, qu'elles soient la source ou le moyen de quoi que ce soit de neuf en l'Homme ou dans le monde. Je remets en question toute tradition selon laquelle le véritable amour, la véritable paix et la véritable liberté soient le contenu ou le produit de la pensée. Je remets en question toute tradition comme mouvement de ou vers la liberté, la paix ou l'amour. La vérité est libération de toute tradition, c'est la seule véritable révolution, et l'esprit qui ne vit pas cette transformation instantanée s'emprisonne et emprisonne le monde dans sa souffrance, sa peur et sa violence.

Cette révolution nécessite autant de temps, de pensée, de méthode ou d'effort que l'action qui jaillit dans la perception de sa main au contact de la flamme !




© 2007 2010-Ludovic Doyard (écrivain indépendant)                                                 Mise à jour : mardi 6 juillet 2010