La vue qui déblogue ! 

La rupture financière : Oyez confiance ! Oyez peur ! (18 Octobre 2008)



On a déjà la preuve par les actes que le socialisme au pouvoir pratique la privatisation et bien maintenant on a la preuve que le libéralisme au pouvoir pratique la nationalisation ! En fait tous pratiquent dans les actes ce qu'ils rejetent dans l'idée.

Mais attention c'est pas de l'hypocrisie non non oooon...nnnn c'est du pragmatisme. Avant, les politiques se foutaient de nos gueules hypocritement, maintenant ils se foutent de nos gueules pragmatiquement.... y a plus de mensonge, c'est la rupture !

C'est joli la rupture, par exemple avant on travaillait dans des usines qui polluaient l'environnement, les rivirères, le ciel, la terre et nous-mêmes bref la nature, on passait la moitié de notre existance à  travailler et produire ce qu'on achetait pendant l'autre moitié, une vie marchandée à pèrte. Et bien c'est fini, on s'est rendu compte qu'on était tous en train de s'entretuer avec l'industrie et le commerce, on  a cessé de polluer et de travailler contre la nature, maintenant on pollue et on travaille pour la nature sisisi... ça s'appelle le développement durable. L'automobile, le nucléaire, la pétro-chimie, l'agroalimentaire, l'agriculture on  continue d'en produire et de vouloir en consommer, mais cette fois la pollution et la destruction sont certifiées et tamponnées "bio et colo" par l'état et les entreprises. Il y a plus aucun danger...

En fait le seul développement qui soit durable c'est celui de l'intellect nauséaux avec ses expressions et ses formules prêtes à porter. L'évasion intellectuelle c'est  l'essence de l'irresponsabilité durable et de la pollution des consciences.

Pour la crise financière c'est pareil, avant on essayait de gagner un maximum de fric en bourse en prenant le moins de risque possible, la médiocre réalité du glorieux concept de l'aventurier capitaliste, prêt à miser de sa poche dès l'instant qu'il a l'assurance de ne rien pèrdre, prêt à tout pèrdre dès l'instant qu'il a l'assurance de n'avoir misé que de la poche des autres... Sensible, intelligent et créatif comme il se doit de l'être l'individu assoiffé de capital s'est lancé dans la croisade globale, maximisant ses profits en vendant à l'individu le plus offrant le travail de l'individu le moins coûtant, bref rien de nouveau la même chose qu'avant mais à l'échelle planétaire. La contrainte pour maintenir la plus-value entre l'achat et la revente est évidemment d'assurer l'écart entre le salaire de celui à qui on achète (celui qui produit) et le salaire de celui à qui on vend (celui qui consomme), le pouvoir d'achat.

Mais la distinction entre consommateur et producteur, acheteur et vendeur, capitaliste  et anti-capitaliste n'est que théorique. En réalité dans notre société actuelle chacun fabrique, vend et achète le produit de son savoir, qu'il soit dit manuel ou intellectuel. C'est la théorie et l'idéologie qui  établissent depuis des siècles des divisions fictives dénuées de substance réelle, entre individus et systèmes profiteurs ou non profiteurs, quelles que soient les noms qu'elles portent. Quel individu ne désir pas en tant que consommateur la hausse de son pouvoir d'achat par la baissse des prix et en tant que salarié la hausse de son pouvoir d'achat par la hausse de son salaire ? A part ça les patrons et les employés poursuivent pas la même chose mon cul ? En tous les cas d'un bord comme de l'autre c'est visiblement pas de se dégager ni même de regarder l'hypocrisie de son action qui interressent !

Et puis ça continue on vient geindre et revendiquer parce que les entreprises délocalisent la production et nos emplois là où c'est moins chère à produire...Oh les salauds ils sont partis polluer et exploiter ailleurs mais on peut même plus consommer si on a plus de salaire, revenez nous on aime l'exploitation mais quand elle nous sert ! Bordel ! Mais qu'est-ce que c'est que ce pays de planeurs stratosphériques ? Ah bah c'est sûr qu'on a pas besoin de s'envoyer le cul dans la lune on s'est mis le cerveau dedans bien avant que nos ex-croissances américaines y posent véritablement les pieds !

C'est pas ceux qui gueulent aujourd'hui contre le capitalisme qui brandissaient et brandissent au quotidien l'idéologie et la société de production et de consommation comme chemin vers la liberté,

Le devoir de mémoire : Un sacheur chassant sacher


c'est pas les mêmes qui ont poussé et continue de pousser aux prix les plus bas en réclamant plus de concurrence ? C'est pas les mêmes trous du cul d'hypocrites qui se la ferment et obéissent à n'importe quelle demande à la con de peur de se retrouver sans travail et à la rue et qui disent quand on leur met le nez dans les conséquences de leur travail "je savais pas" ou "je fais que mon travail" ?

Bah ouai c'est ça ils ont même pas conscience que toutes les violences engendrées par leur soumission comme par leur soit-disantes révoltes existent parce qu'ils chient dans leur froc à longueur de journée de peur de ce qui pourrait arriver si ils arrêtaient d'obéir et s'ils commencaient a penser et a agir par eux-même. Bah oui on peut pas savoir ce que c'est que d'arrêter de se soumettre tant qu'on est soumis, on peut pas découvrir ce qu'est la liberté tant qu'on chie dans ses bottes. On peut mourir d'être libre mais ce qui est certain c'est qu'on est tous en train de crever de soumission et d'obéissance organisée.

Je ne parle pas de ceux qui ont à peine de quoi se vêtir, se nourrir, ou s'habriter, pour ceux-là c'est la survie physique  qui commande l'action. Non ! Je parle des autres, les 80 à 90% du rèste de la population, ceux qui ont le temps de penser, ceux qui cherche a devenir psychologiquement, ceux qui veulent accumuler toujours plus de futilité en payant toujours moins l'essentiel, dont la seule approche consiste à comparer les prix et faire jouer la concurrence en vue de se gaver des dernièrs gadgets futilojetables à la mode, les fringues, les écrans plasplats, les pipods, les zipipods, les ordinateurs et les jeux videos de football ou de bastons pour se distraire ? Se distraire de quoi d'ailleurs à part de la rengaine mécanique du quotidien ?

Et bien c'est réussi on est bien distrait on s'est même pas rendu compte qu'on vivait à crédit depuis belle lurette  et qu'on était en fait d'abord et surtout propriétaire de nos dettes et de nos emprunts... pourtant 1400 milliards d'euros de dette quand on regarde vraiment on agit ? Si ! Quand on regarde pas dans l'indifférence de l'habitude. Mais nous on regarde pas on  compare aux autres ou au passé et on imite, alors on a plus qu'a espérer que ceux qu'on imitent savent où ils vont ! Mais non ils se comparent aussi les autres et ils croient que la croissance ça peut exister sans conséquences dramatiques, alors tout le monde fait pareil et il y a plus que plus ou moins pas créatif comme action, la rengaine mécanique du quotidien (bis).

Mais bon on a choisit de faire confiance. C'est bien la confiance ? Si, ça évite la responsabilité et la vigilance. La confiance c'est la pierre d'édifice de la relation entre exploiteur et exploité, entre dominant et soumis, c'est la confiance qui mènent à toutes les horreurs et les catastrophes depuis toujours ! Quand on a confiance on ne regarde pas. Et c'est quoi le moteur de la sacro-sainte relation de confiance à part la peur ?

Promesse, contrat, assurance, garantie, droit, devoir, autorité et contrôle etc... en veux-tu de la confiance, de l'autorité et du contrat, je t'en vends ! Y a que celui qui chie dans ses bottes qui recherche la confiance dans ses rapports ! Une société de trouillard voila ce qu'on est et qu'on  fabrique tant qu'on pense et poursuit la confiance qui est le masque de nos peurs...et la nature d'une telle attitude individuelle ou collective est dictature et totalitarisme, que cette attitude soit consciente ou ignorante d'elle-même et le gouvernement n'en est jamais que le résultat. Bah oui quand on a pas peur on ne fait pas appel au courage.

Mettre un terme à la violence et à la souffrance humaine commence par la déraciner en soi, et une de ces racines est la peur. Dans une culture et une société de peur et de violence décomplexées la seule action non destructice c'est de s'en dégager totalement.









© 2007 2010-Ludovic Doyard (écrivain indépendant)                                                 Mise à jour : mardi 6 juillet 2010