La vue qui déblogue !

Lutter contre le réchauffement climatique (1 décembre 2009)


Bien joué ! En voilà encore une belle croisade ! Le nouvel ennemi, le nouvel axe du mal, la fausse nouvelle lubie des marchands de peur et de pouvoir... résister, combattre et remporter la victoire sur la nature et son réchauffement climatique. Bouffonneries !

Est-ce que le véritable problème c'est le profond changement du climat ou bien  l'absence de changement profond dans l'activité humaine ? La continuité d'une action de plus en plus destructrice et confuse, d'une humanité éduquée et conditionnée par les autorités religieuses, financières, médiatiques et politiques à la soif de performance, de réussite, la rivalité et la concurrence, la revanche et la conquête, la loi du talion, la rancoeur, la vengance et la guerre ?

Cette propagande idéologique millénaire, construite, voulue et entretenue par des hommes, évidemment rien que des hommes, des filets d'affirmations mortifères qu'ils ont eux-mêmes fabriqués ou dans lesquels ils se sont  eux-mêmes piégés. Des esprits qui ont l'hypocrisie, l'orgueil et l'aveuglement de qualifier de divines, de sacrées, d'éternelles, d'amour, de liberté, de vérité, d'inconscientes, d'instinctives, de naturelles, de loi du marché etc... leur propres pensées et volontés, tentant ainsi de circonscrire toute observation, toute compréhension et toute action humaine dans les limites de leurs conclusions purement verbales.

Après des dizaines et des centaines de guerres et de conflits avons-nous appris à vivre sans conflit et sans guerre ? Les religions, Les partis politique, les gourous,  les leaders, les professeurs, les éducateurs, les coachs, les psychologues, les philosophes, vos autorités particulières, tous nos livres et nos nombreuses expériences nous ont-elles apprises à vivre ici et maintenant sans conflit, sans volonté de dominer, de conquérir, de rivaliser ou de surclasser ?

Le fait est que non ! Comme l'aveugle qui suit l'aveugle nous avons pour la plupart consciemment ou inconsciemment accepté les systèmes de pensée, les concepts de quelque nature qu'ils soient, nous en avons fait le coeur de notre identité et de notre action. Tout comme les aveugles qui nous guident nous sommes bien prêts à quelques  questionnements et changements superficiels, quelques réformes quand nous sommes confrontés à une crise, mais en profondeur tout celà est sans grande portée et le conditionnement demeure.


Arbeit macht frei ! 

Et la conséquence la plus visible de ce conditionnement, de cet héritage intellectuel personnel ou collectif, c'est que consciemment ou non nous agressons notre prochain, notre environnement et ce que nous prétendons être l'objet de tout notre amour, les enfants !

Lorsque que nous acceptons, batissons ou transportons dans nos comportements l'héritage d'une société basée sur la domination, la rentabilité, l'utilité, le mesurable, la compétition, la performance, la concurrence, l'agressivité et la guerre, nous sommes sans compréhension et sans relation véritables !

Lorsque que nous recherchons la reconnaissance, la puissance ou la gloire dans notre travail ou ailleurs, lorsque nos rapports et nos actes sont dictés par la peur, l'intérêt ou la recherche d'une satisfaction quelconque, nous sommes sans compréhension et sans relation véritables !

Lorsque nous idolatrons, admirons, vénérons, imitons, copions  ou répétons des comportements, nous sommes sans compréhension et sans relation véritables !

Lorsque nous agissons selon une théorie, un modèle, des conclusions verbales nous sommes sans compréhension et sans relation véritables ! 

Lorsque nous pensons à l'avenir, proche ou lointain, avec toutes les incertitudes qu'il comporte, que nous fabriquons ainsi la peur du lendemain dans nos esprits, nous sommes sans compéhension et sans relation véritables !

Nous savons très bien ce qu'il y a faire si nous sommes sérieux, c'est de remettre en cause et d'éradiquer de son esprit tout le mécanisme du conditionnement, tous les gèrmes intellectuels enracinés dans la conscience qui participent à ce processus de violence et de destruction  à l'égard de la nature comme de l'Humanité. Mais la vérité c'est que pour la plupart nous sommes dénués de sérieux et nous nous créons toute sorte d'évasions imaginaires, faisant ainsi de la réalité  de la question environnementale, de nos vies et de ce monde un effroyable cirque.


© 2007 2010-Ludovic Doyard (écrivain indépendant)                                                 Mise à jour : mardi 6 juillet 2010