Privilégié contre privilégié : l'envie enracinée sous la superficielle division des castes !
Le pays va mal, il est divisé entre les riches et les pauvres, les exploiteurs et les exploités, ceux qui travaillent et ceux qui chôment, ceux qui sont propriétaires et ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont malades et ceux qui sont en bonne santé, ceux qui font la grève et ceux qui ne la font pas, ceux qui sont de droite et ceux qui sont de gauche. Et puis il y a cette division entre les privilégiés fonctionnaires et les non privilégiés qui seraient les autres ou inversement. Voyons !
C'est quoi un privilège ? Si j'envie ou que j'admire votre argent, vos possessions, votre pouvoir, votre respectabilité, votre beauté physique, votre savoir, votre statut, n'est-ce pas parce que en me comparant à vous j'ai la sensation de manquer de tout cela, d'être laid, pauvre, sans pouvoir ou reconnaissance, sans droit ? L'objet de mon envie est admirable et montré en exemple quand une majorité en jouit ou le poursuit et il est qualifié d'injuste et de privilège condamnable quand la majorité s'en sent privée et frustrée.
Qui dans ce pays n'est pas envieux, qui ne compare pas ce qu'il est ou ce qu'il a aux autres, qui ne désire pas conserver ou obtenir plus de pouvoir, d'argent, de droit, de sécurité, de reconnaissance ? Qui ne recherche pas a conserver ou accroître son plaisir ?
Moi ? Vous ? Le gouvernement ? Les élus ? Les chefs d'entreprise publique ou privé ? Les parents ? Les enfants ? Les jeunes ? Les vieux ? Les croyants ? les athées ? Les enseignants ? Les étudiants ? Les employés fonctionnaires ? Les employés non fonctionnaires ? Les chômeurs ? Les partis de droite, de gauche ou du centre ? Les paysans ? Les retraités ? Les ouvriers ? Les ingénieurs ? Les financiers ? Les chercheurs ? etc ... A vous de découvrir votre réponse si vraiment le sujet vous intéresse.
Qu'est-ce que l'action quotidienne de millions d'esprits qui réfléchissent, qui observent et agissent dans la comparaison quasi-permanente ? ils imitent, ils copient, ils reproduisent et répètent ce qu'ils envient ? Les rapports entretenus par ces esprits sont mécaniques, sans fraîcheur, sans nouveauté et créativité. De tels individus vivent dans l'enfermement de leurs habitudes et de leurs répétitions devenues tradition, modèle et conformisme. Leur seul lien avec autrui est construit sur l'appartenance et le conformisme à une tradition personnelle ou collective. | | Banlieue : La répétition des violences |
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Ils vivent dans l'admiration ou le rejet qui est conflit mais Ils n'établissent aucune relation véritable car ils n'observent et n'agissent qu'à partir du passé, de la mémoire, du souvenir qui est passé et mort. Ils agissent, manifestent, votent, débattent, travaillent, s'agressent, s'insultent, se jugent, font des enfants, éduquent, se regroupent, se séparent, s'opposent ou s'allient, font la guerre, vieillissent et meurent pour et dans la tradition, la peur et le conflit que sont l'envie et la jalousie.
Le pouvoir est la tradition de l'envie et de la peur en chaque individu et en la société qui n'est que le rapport entre les individus. Un tel monde, Une telle société, un tel individu s'enfonce dans la dictature et le désastre de ses violences.
C'est marrant le capitalisme qui est la pièce dont le libéralisme et l'anti-libéralisme ne sont que les pendants est toujours à la mode cet automne, il fait fureur partout dans le monde. L'envie, La concurrence, la compétition, la sélection, la productivité, le rendement, le profit et la lutte pour sa possession, lutte planétaire qui va sortir l'humanité de la misère, du chômage, de la précarité, qui va produire l'égalité, la liberté et la fraternité... des mots et j'en passe. La méthode est bien avancée avec l'aide de tous les partis, mais les problèmes ne sont résorbés par aucun parti. Ah oui mais c'est complexe la réussite du capitalisme parce que "les résultats dépendent de la croissance et la croissance ne se décrète pas". Ah bonnnn ? Alors le capitalisme dépend de la croissance, mais la croissance de quoi ? Du capital ? Mon capital c'est ce que je possède alors le capitalisme c'est la croissance de ma possession ? Est-ce que le fait de posséder ou de dépendre d'un capital quelque qu'il soit, de mon envie, de mon savoir ou de mes biens, fait de moi un Homme libre, fraternelle ou juste ? A l'évidence non, ça fait juste de moi quelqu'un de dépendant de toutes ces choses. Est-ce que j'ai besoin d'intensifier davantage ma dépendance pour me rendre compte qu'une dépendance ne comporte aucune liberté ? Il faut vraiment en être dépendant au plus profond de soi pour ne pas le constater. Ceci dit les drogués sont souvent dans le déni de ce qu'ils sont, n'est-ce pas d'ailleurs le principal intérêt d'une drogue biologique ou idéologique, l'évasion mentale ?
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