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Crise du PS, crise de l'ego, crise planétaire : Ils se tapent sur le système. (mardi 25 Novemebre 2008)



Il parait qu'il y a de la corruption au sein du PS.

Si ! Dans le système...de vote. Le système aurait contourné ses propres règles et manipulé ses propres choix pour controler sa direction. Le système se corrompt lui-même c'est fou. Mais c'est pas si grave parce que ça se passe au sein d'un système politique restreint à quelques centaines de milliers d'individus.

Quand même, les systèmes financier, bancaire, économique, médiatique, politiques, les maladies et épidémies, les catastrophes écologiques, les tueries massives aux rwanda, congo, en Irak, en afghanistan, le terrorisme (= politique de la peur), les armes qui jaillissent partout comme sorties du "chapeau l'idiot", la violence et la peur quotidiennes qui s'intensifient, ça fait quelques milliards d'individus ça ? Tous les systèmes sont en crise il y doit y avoir un sacré truc qui cloche ? C'est sûrement pas l'effet d'une corruption généralisée, au mieux une coincidence malheureuse qui pourrait passer... si la dite coincidence ne tentait de se prolonger d'une façon ou d'une autre.

C'est beau le mot système ! Si, c'est un joli concept, ça sonne mieux que préjugé, idiotie ou archaïsme, et puis c'est plus simple de s'entendre, de négocier ou de s'imposer avec un concept qu'avec la réalité. Parce que la réalité c'est jamais fixe, ça change, comme tout ce qui est vivant ça demande une observation et une attention intense. Alors que l'idée, l'image, le concept, l'identité, la tradition, le système c'est figé, il suffit de le mémoriser une fois et puis d'y conformer l'action, comme une habitude qu'on répète mécaniquement. C'est d'ailleurs pour ça qu'on les invente et les conserve, l'habitude ça sécurise...en apparence.

En apparence parce que l'idée est à l'actuel ce que la mémoire est à ce qui n'est jamais vieux et l'action qui en résulte n'est jamais en phase avec l'évènement, ce qui est. Quand on agit selon une idée on créer inévitablement un conflit entre l'évènement tel qu'il est et tel qu'il devrait être ou qu'on voudrait qu'il soit, conforme au modèle ou au système d'idées, bref à une idée.

Par exemple et au hazard du conditionnement qui fait bien les choses, l'idée propagée selon laquelle la liberté, l'ordre et la paix véritables soient le résultat ou puisse être le résultat de la volonté et de la pensée. Et bien toute l'action humaine individuelle ou collective qui est basée sur cette  absurde et fausse affirmation engendre des crises et des conflits dans le monde dont les effets dévastateurs s'intensifient avec la volonté qui les sous-tend. Non pas que cette idée soit plus ou moins pertinente qu'une autre, ce qui reviendrait à dire qu'un conflit ou qu'une violence soit le résultat de l'intelligence (autre idée propagée), mais parce que l'action qui se conforme à une idée ou un principe intellectuel dans le champ des rapports humains est par nature conflictuelle, et que ce conflit ne  peut que s'amplifier et se démultiplier par la volonté et l'écoulement du temps.

La crise : Vieille comme les illusions du monde !


Ce que je dis peut paraitre étrange pour l'esprit dont l'action est conditionnée par des centaines de principes hérités ou acquis au contact d'une culture vieille de milliers d'années, mais si vous examinez sérieusement et librement vous pouvez en observez la vérité par vous-même, en vous-même et dans le monde.

Toute conscience, tout individu ou groupe d'individus, toute société, toute civilisation dont les rapports humains sont fondeés sur l'idée est en conflit et génératrice de conflit en elle-même comme à l'extérieure d'elle-même (c'est la même chose). Son action est lutte, affrontement, division et fragmentation avec la violence et l'ordre précaire qu'ils engendrent.

Inutile de penser qu'une idée ou qu'un système différent puisse parvenir à résorber ou a transformer profondément l'état de violence (qu'on préfère appeler crise) actuelle où qu'il se trouve c'est impossible. L'idée en tant que mobile de l'action relationnelle est le facteur de crise et la racine de tous les conflits...aussi originale ou plaisante soit-elle  l'idée n'est jamais neuve et ne peut engendrer aucune morale nouvelle.

Toutes les crises extérieures visibles actuellement convergent et indiquent leur source unique et commune qui se trouve dans la conscience elle-même, l'ego. La véritable question est donc de découvir si il est possible pour la conscience de répondre d'une manière véritablement  neuve à sa propre crise millénaire ?

Tant que ce défi n'est pas relevé la conscience poursuit son processus  de division, de fragmentation et de désagrégation. Il en est ainsi dans tous les champs de la pensée, science, culture, éducation, politique, économie, religion, philosophie etc...

Le Système c'est l'action corrompue du préjugé idéologique, du dogme, de la croyance qui forment la tradition et le savoir, et qui est sans aucun rapport avec la vérité. Chaque individu, chaque conscience est seule responsable de son propre état de corruption.













© 2007 2010-Ludovic Doyard (écrivain indépendant)                                                 Mise à jour : mardi 6 juillet 2010