La crise financière, économique, politique, spirituelle, morale, de société :
Est-ce un phénomène soudain ou discontinu comme certains le prétendent ? Non, c'est un processus continu dont les manifestations extérieures les plus facilement perceptibles appelées crises s'intensifient avec le temps et les générations.
Quand a t-elle commencée ? Il y a des milliers d'années, peut-être des millions.
Où a t-elle commencé ? Dans la pensée, la conscience.
Comment se propage t-elle ? Par la pensée et tous les moyens d'expression et d'action à sa disposition.
Dans quel domaine se manifeste t-elle ? Tous les domaines de la pensée et des rapports humains (éducation, science, art, culture, religion, politique, économie, psychologie, sport, sexualité, etc...)
Quelle est sa nature ? Il me semble que c'est l'affirmation fausse développée par la pensée, la croyance en l'idée selon laquelle son activité, celle de la conscience, a un quelconque rapport avec ce qui n'est pas limité, ce qui n'est pas temporel et passé, ou qu'elle peut l'établir par l'accumulation du savoir et la volonté qui est effort.
Quelle sont ses produits ? La contrainte, l'exploitation et la violence engendrées par tous les modèles, systèmes, idéologies, méthodes et disciplines de la volonté présentées comme chemins pour amener l'individu et l'Humanité à un quelconque état psychologique de bonheur, de paix, de liberté ou d'ordre véritables.
| | Sortir de la crise en controlant la crise. |
| Quel est le lien dirècte avec les évènements actuels ? Le culte de l'accumulation de richesses, de possessions matérielles n'est-il pas une idéologie parmi tant d'autres et mélangée à tant d'autres promettant ou se targuant d'être le véritable chemin de ou vers la liberté, le bonheur et la paix ? L'entêtement, l'hypocrisie et le déni autour des évènements actuels montrent le refus de l'esprit à regarder l'erreur du fondement intellectuel de son action ainsi que ses conséquences en face.
A quoi faut-il s'attendre ? En fait ce qui se passe et va se passer dépend de chacun d'entre nous bien plus que des gouvernements ou des organisations quelqu'elles soient qui sont tous empêtrés dans les contradictions de leurs systèmes d'idées et de croyances particulières, ainsi que dans la rivalité, la soif de pouvoir et d'autorité... Conflit, exploitation, domination, révolte, violence, confusion, incompréhension, guerre, peur, souffrance etc... aucune réponse individuelle ou collective véritablement neuve tant que l'individu ne perçoit pas et ne déracine pas en lui la mécanique du conflit.
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