Vous trouverez ici diverses pensées écrites d'un trait, en français ou en anglais, traitant de la conscience, de l'individu et de l'Humanité.
Si tout ce cirque continue c'est que l'individu n'arrête pas de l'entretenir !
LISTE DES TEXTES
 L'ampleur du mensonge ! | Aucune action neuve, inédite, ne jaillit de la pensée qui est réaction de la mémoire. L'action de la pensée a autant de rapport avec la création, la liberté et l'illimité, que le passé n'en a avec ce qui n'est jamais vieux. En réaction à la peur que lui inspire l'idée de sa propre fin le penseur s'est inventée l'idée de l'âme, du soi, des maitres, des guides et autres serpents à sornettes intellectuels. |
|  Jolie démo | Dollar, pèse plein les lèvres, Des Bijoux sur les joues, Du Fric dans le froc, Morale des tiques, cap oral en toques. Pour voir sanctifié, re les gants dogmatiques, La mort a l'dernier cri sous l'air essor comique. Election viol on terre, erection vol on gère, Des mots crasseux pour un art, gens pourris, Cieux globuleux pour de l'ordre en batterie. Basique un ch'ti tuteur pour redresser sans coeur Vision mineure de l'Homme, mages dictateurs Lire responsabilité des modes ADN, Dans l'esthète font recrue des sens de la haine. Des règles ! Ments ! Clim ! Astiques ! Action empoisonnée de l'eau de la politique.
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|  Alzheimer | Nous abordons tous nos problèmes de manière séparées comme s'ils n'étaient pas tous reliés les uns aux autres. La vie n'est pas ainsi.
La pensée enregistre dans la mémoire ce que les sens percoivent, odeurs, sons, images, mots, paroles, goûts, évènements, émotions. En dehors de la mémoire il n'existe aucun souvenir. Avez-vous déjà essayé de penser sans faire appel à votre mémoire ? Peut-être n'avez-vous jamais posé ni observer cette question jusque maintenant et qu'elle vous déroute parce que la pensée ne peut répondre que d'après son expérience, le passé, ce qu'elle connaît. La question est neuve et inconnu.
Si vous le faites maintenant vous découvrez que c'est impossible ! Sans mémoire il n'y a pas de pensée. C'est un fait que vous le qualifiez d'agréable ou de désagréable. Ma pensée, mes pensées tout comme les votres sont des réactions de la mémoire. Que pouvez-vous dire de vous, qu'êtes-vous sans votre mémoire et tous les souvenirs qu'elle contient ?
Rien, absolument rien ! Tout ce que je peux dire, décrire, imaginer, de moi ou d'un autre, de la vie, de l'amour ou de la mort, ou de quoi que ce soit d'autre, est le fait de la pensée qui est une réaction du passé accumulé sous forme de mémoire.
Hors qu'est-ce que la mort ? Quelle est donc cette chose qui angoisse et préoccupe tant la pensée ? Je ne parle pas ici de la fin de l'activité du corps, la mort corporelle que tout le monde peut constater, mais de la pensée qui se demande ce qu'elle devient dans cet évènement qu'est la mort ?
Toute ma vie je n'ai cessé de vouloir, de poursuivre et d'accumuler les expériences, les souvenirs sous forme de mémoire, je me suis projeté, j'ai imaginé le lendemain, le futur proche ou lointain, et cela m'a procuré un certain sentiment de sécurité. Et puis il y a cet évènement dont je ne sais rien et que j'appelle la mort et qui représente pour moi le devenir le plus incertain. Je l'ai peut-être imaginé, je me suis peut-être fabriqué toutes sortes d'opinions ou de croyances réconfortantes à son sujet mais en vérité je ne l'ai jamais vécu dirèctement.
Mais quelque soit le temps que je vive, malgré le progrès technique, il m'est impossible d'échapper éternellement à la réalité de ce qu'est l'action de mourir. Chacun, un jour ou l'autre, meurt. La pensée est un processus physique dépendant de la mémoire et des cellules cérébrales, et le moi, ce que je suis, est de la pensée. Je peux bien imaginer que je suis autre chose mais cette idée fait aussi partie de la pensée. La fin du processus de la pensée est la fin de ce que je suis, moi, qui sans activité ne suis pas.
La mort est la fin de la pensée ! Tout ce que je suis qui est le mouvement de ma mémoire prend fin dans la mort. Il n'est aucun cheminement intellectuel tortueux ni dérobade dans cette affirmation, c'est un fait que chacun peut découvrir en s'observant.
Le moi, par le moyen de la volonté, cherche a maintenir et renforcer son sentiment de permanence, de continuité. Tout ce que le moi cherche et veut est un prolongement, échapper a sa fin et continuer éternellement. C'est impossible ! La pensée est un processus continu qui comme tout processsus dépend du temps sous forme de mémoire. Rien de ce qui dépend du temps ne rencontre ce qui ne l'est pas, l'intemporel, l'éternel, l'inconnu.
Alors quel rapport avec ce qu'est Alzheimer ? Et bien la volonté qui est concentration est l'expression du moi qui cherche a se prolonger, a maintenir ou renforcer son sentiment de permanence sous forme d'un but ou d'un objectif a atteindre. Plus la volonté qui est désir de revivre une pensée particulière est intense et plus la mémoire de cette pensée est sollicitée. De plus en plus sollicitée la pensée qui est réaction des cellules cérébrales s'use d'autant plus rapidement entrainant des dysfonctionnements divèrses.
Il me semble que c'est la volonté qui est pensée en vue de prolonger le moi, qui par son intensification use et entraine le dysfonctionnement de la pensée. C'est encore la pensée qui réagit au dysfonctionnement qu'elle observe en se soumettant à des exercices volontaire de mémoire alors qu'elle ne fait là qu'en perpétuer la cause. C'est encore la pensée qui résiste à sa perte de mémoire, qui déclare ce problème majeur et cause nationale. Un ennemi c'est toujours bon a prendre quand on cherche a renforcer son identité. Mais je crains que tout cela soit au mieux totalement inutile face au véritable problème, et au pire que ça le renforce.
Le véritable problème c'est la peur qu'une partie de la mémoire qui constitue tout ce que je suis ne se prolonge pas, prenne fin. Et c'est cette peur qui provoque la résistance de la volonté et cette recherche interminable d'expérience, contrainte permanente qui use la pensée au point d'atteindre même les fonctions basiques qu'elles a en charges.
Au moment où la pensée est interrompue, arrive a un terme, il y a arrêt du devenir et de l'activité du connu qu'est l'action de la pensée. Là est la mort psychologique du penseur, du moi avec tous ses souvenirs, ses plaisirs, ses peurs et ses souffrances. |
|  "Il est interdit d'interdire !" | Une théorie de liberté de plus qui commence par imposer ce qu'elle rejette... l'autorité. Tout comme l'autorité, aucun slogan n'a jamais libéré personne, leur seule fonction est de vendre et d'acheter la dépendance psychologique qui s'épanouie dans l'idiotie et la crédulité. |
|  Savoir et tradition | En dehors du plan purement technique le savoir qui est l'accumulation de la mémoire est un obstacle à toute relation. Le savoir est l'image du passé et ne peut établir aucun contact complet avec ce qui n'est pas une image, ce qui n'est pas passé, l'actuel. |
| Croire est un processus d'évitement de la pensée, un état de corruption dans l'observation et l'action, une évasion du fait de ce qui est vers ce qui a été ou qui devrait être. C'est un processus de conformation et de contrôle engendré par le désir de devenir qui est la seule forme de changement psychologique que la pensée puisse produire, et qui n'est en fait qu'une continuation arrangée du passé. |
|  Prisonnier du temps | Ne croyez pas celui qui vous dit d'avoir peur de vous-même ou d'un autre, celui-là ne voit pas l'essence du désir. Ne croyez pas celui qui vous dit de dominer ou de vous soumettre, celui-là ne voit pas l'essence de la violence. Ne croyez pas celui qui vous dit d'admirer ou de rejeter, celui-là ne voit pas l'essence de l'image et du jugement. Ne croyez pas celui qui vous dit de croire ou de nier, celui-là ne voit pas l'essence de ce qui est toujours vétuste. Ne croyez pas celui qui vous dit d'attendre ou d'espérer, celui-là ne voit pas l'essence du temps. Ne croyez pas celui qui vous dit d'avoir confiance ou de craindre, celui-là ne voit pas l'essence de la peur. Ne croyez pas celui qui vous dit de choisir ou d'exclure, celui-là ne voit pas l'essence du conditionnement. Ne croyez pas celui qui vous dit que la paix et la liberté viennent après, celui-là ne voit l'essence ni du conflit ni de la souffrance. Ne croyez pas celui qui vous dit d'avoir peur de la vie ou de la mort, celui-là ne voit l'essence ni de la fin ni du début.
Cessez d'attendre et de croire ! Regardez de vos propres yeux car la vie n'attend pas !
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|  Liberté en chaînes | La liberté peut-elle être le résultat ou le produit d'une réforme ou d'une révolte extérieure ? Est-ce que la liberté consiste a discuter, a négocier ou a imposer la longueur de ses chaînes ? Seul l'Homme qui trouve du plaisir à sa soumission désir la conserver et s'invente un concept ou un idéal, qu'il nomme liberté, conforme à la mesure de ses chaînes. Rien de ce qui fait l'objet d'une mesure n'est liberté.
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|  Amour et désir | Le rapport entre amour et désir ? Seul l'amour libère l'esprit de la souffrance et de la peur alors que le désir les génère et les entretient. Le désir est une réaction des images mentales alors que l'amour est une action sans image. L'amour peut établir un rapport avec le désir mais le désir est sans aucun rapport avec l'amour. |
|  Contrôle et ordre | Le contrôle est conflit au sein de la conscience, la lutte entre l'état actuel et l'état hypothétique attendu, ce qui devrait être. Cet état de conflit est la négation même de l'ordre qui est absence de conflit. Le contrôle n'amène aucun ordre véritable, ni au sein de la conscience, ni dans le monde, parce qu'il détourne l'observation et l'action de la seule chose qui puisse être transformé, l'état actuel du monde, de la société et de l'individu qui est contrôle et conflit. La vision du danger est compréhension et l'esprit qui voit le danger de ce processus qu'est le contrôle au sein de son activité ne tente pas de le résoudre au moyen d'un contrôle. Dans la vision même du danger c'en est fini, le contrôle n'agit plus et le mouvement de cette vision est ordre au sein de la conscience.
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|  Changement et devenir | Il n'y a aucun changement véritable dans le devenir, le devenir n'est qu'une modulation du présent au travers d'une projection du passé. La véritable révolution est psychologique ; c'est la fin du penseur en tant que devenir car à cet exact instant la distance que constitue le savoir issu du temps n'intervient pas dans l'observation. Cet évènement est vision de "ce qui est" et cette vision est une action libre de l'entrave du temps. Dans cette action intemporelle et impersonnelle "ce qui est" est totalement transformé.
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|  Réaction n'est pas action. | Là où il y a attention il y a compréhension. Sans cette qualité d'action l'esprit est cantonné à la pensée mécanique et imitative, un simple enchaînement de réactions conditionnées et fragmentaires, incompatible avec l'immensité qu'est la vie. La vie n'est pas une réaction de la mémoire.
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|  Malentendement | Alors que l'Humain se targue du perfectionnement de sa pensée, il ne s'entend toujours pas !? C'est que pour entendre il faut que le penseur soit silencieux. L'entendement est une action qui implique l'inaction complète du penseur.
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|  Change | I used to leave my life as a battle, A race for gold and pleasure kingdoms Oh ! I see king and queen have no freedom But the prison of their narrow-spaced addictions
Love is no possession but borderless and unmeasurable affection Which neither condemn nor carry devotion Love is no memory built conditioned reaction But the joy of true fearless and timeless action
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|  Infini instant | L'amour n'est pas un jeu, l'amour n'a pas de toit, L'amour n'est pas de moi, l'amour n'est pas de toi, L'amour n'est pas une bombe, l'amour n'est pas une loi.
Déchirement bruyant des armes impuissantes, Déflagration silencieuse des larmes grandissantes.
Victime de l'une, bourreau de l'autre, Innocent ou coupable hier, responsable des deux mains.
Idéologies de Dieu ou de liberté en étendard, La rage et la vengeance au moindre écart, Le jugement c'est le moi et ses principes millénaires Enfoncés dans le crâne à coup de tradition grégaire.
Maladie chronique de l'égoïsme sourd, Enfermé dans les tiques d'une morale sans amour.
Je peux pleurer, je peux gémir, je peux hurler, je peux frémir, Je peux désirer, prier et me prosterner devant les idoles.
Devant l'action jaillie du silence, essence de toute vie, Les mots et le savoir ne sont que destruction et bruit.
La pensée en a peur comme de la peste car en vérité, Jamais elle ne rencontre l'illimité.
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|  La volonté de Dieu | | La conscience ne contient ni ne produit rien de sacré, que l'orgueil de le croire et de le prétendre. |
|  Recherche et vérité | Un esprit sans liberté ne peut rien découvrir de neuf et tout ce qu'il crée est fruit de son conditionnement, de sa mémoire. Un esprit libre implique la capacité de douter, de mettre en question et d'examiner toute pensée, tout jugement, toute conclusion, toute opinion, toute affirmation, tout conformisme, toute tradition, tout dogmatisme, tout idéal, toute limitation que forme le conditionnement, d'en découvrir la nature profonde et le danger. Alors et alors seulement il est possible de découvrir, de vivre ce qui est au delà de tout conditionnement, des limites du connu, du possible et de la pensée.
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|  Démocrachie ! | La monarchie c'est la volonté d'une minorité, celle du roi et de sa cour, imposée au peuple. La démocratie c'est aussi la volonté d'une minorité, celle du président et de sa cour, imposée au peuple.
Le progrès ? C'est qu'en monarchie moderne les citoyens choisissent leur roi, avec un sénat et un parlement, c'est l'aboutissement de plusieurs milliers d'année d'évolution de gens qui ont refléchi, qui disposent du savoir de leur histoire, qui se sont battus dans les luttes, les révolutions, les guerres et les réformes, pour arriver finalement à vivre en République, en homme dit "libre", comme dans la Rome antique il y a 2000 ans ! Mais bon c'est pas pareil c'est moderne !
Alors faire la morale ou culpabiliser les peuples dont la société échapperait à l'évolution du temps en leur brandissant la notre comme modèle c'est vraiment être aveugle à son propre immobilisme et bouffi de vanité ! Ah le temps des horloges, illusion de changement à laquelle la pensée est rivée. |
|  Pouvoir et peur | La politique de ce monde est division dans l'action et promesse d'union dans les mots. Le pouvoir naît de la dépendance au plaisir qu'il recherche et qu'il promet, durant cette vie ou après la mort. Détournant du fait actuel, de la réalité immédiate et quotidienne, celle de la souffrance, du labeur, de la contrainte, de la violence et des guerres, pour sombrer dans la torpeur blafarde de ses évasions intellectuelles et idéologiques.
Propagande plusieurs fois millénaires, fabriquée et adulée par la peur, culture de la division en classe, castes, races, ethnies, nation, partie ou religion. La peur réclame la sécurité d'une identité toujours passée. Dans sa recherche désespérée de sécurité la pensée s'abreuve de mythologie, d'icônes, d'images et de mots, tellement agitée qu'elle ne voit pas que sa peur est la racine et le fondement de toute son insécurité et de celle du monde.
Sans peur aucune dépendance, aucun pouvoir, aucune division ne subsiste et un tel esprit vit et agit dans une véritable sécurité. Voilà pourquoi toute forme de pouvoir la justifie et l'entretient, il en est constitué et en dépend.
Il est autre chose que seul un esprit libéré de la peur et de toute forme de conditionnement peut découvrir et cette chose n'est pas une vaine promesse de mots.
Le pouvoir dépend du temps, de la peur et de la violence. La vérité non.
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|  Croyance et non croyance |
La pensée peut croire en tout ce qu'elle veut et vouloir tout ce en quoi elle croit. Le fait est que ce qu'elle veut ou ce qu'elle croit est une pensée, un souvenir, une image.
La terre n'est pas plate même si elle n'est pas ronde non plus, de même que l'arbre balayé par le vent et la lumière existe que vous le croyiez, le vouliez ou pas.
Tout comme la réalité de ces choses n'est ni une image ni un souvenir, le fait et la vérité n'ont rien en commun avec la croyance ou la volonté qui ne sont que poursuites du passé, image morte et immobile.
Le passé immobile ne rencontre jamais l'infini du mouvement qu'est la vie.
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|  L'Hiver | Une ange passe, blessé de ne pas être aimé, Elle se dit que à force tous les hivers passent. Un garçon la dépasse, émerveillé par sa pureté, ému par sa beauté, "hé que fais-tu là dans cette impasse ? un ange est fait pour voler ! Je vais te panser". Et il l'aima fort, peut-être mal, mais aussi fort qu'il pouvait, Enfin il la voyait sourire, il lui semblait même qu'elle aimait à son tour, "Sans rire !" si bien qu'il leur poussa des ailes. Apeurée de cette liberté si brutale elle hésitait à s'envoler, Lui ange déchu à nouveau ailé savait et lui dit, "viens ! je vais te porter". Ils s'envolèrent heureux tous les deux confiants Dans ce don retrouvé, se quittèrent pour un instant. Mais seule, prise de vertige face à cet espace devenu si grand, Elle retomba au sol glacé par le vent, "finalement le sol, même gelé, est plus rassurant !" Sa blessure se rouvrit. Le garçon, insouciant, poursuivit sa ballade, Lorsqu'il se retourna l'ange n'était plus là. Ses ailes disparurent instantanément, Sans ailes il n'était que du vent. L'hiver dura, l'histoire ne dit pas jusque quand.
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|  Caméléon | Ce sol qui se dérobe sous mes pas, Ces mots qui se déroulent sous mes doigts. Avant, arrière le caméléon hésitant, va et vient vers un avenir apeurant. Trop soucieux, consciencieux, il en oublie Parfois la magie des couleurs de la vie. Se fondre dans le gris des esprits délavés et ternis ? Non ! Pourtant l'energie est là, balancée, enchaînée Par une norme faussement rassurante. Privé de cet élan coloré, Le caméléon se meurt lentement. Vision du fond soit pas si con, Garder la foi ! Et pourtant... Dans cette vision pas de came mais l'eon
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|  Image | Depuis qu'elle m'a quittée il m'a déserté, Tout mon espoir en elle était ancré. Au grand désespoir je dois bien admettre la réalité, Qu'il est fugace le temps Où l'on se délasse, où l'on se prélasse. Assis à la terrasse de mes pensées, Je regarde les faces de mon passé. Mais j'ai beau ressasser, essayer de casser ces chaînes Qui me retiennent et m'entraînent , Lentement mais sûrement, loin de ce monde, Où l'enveloppe ne développe que des images sans message. Il faut que et tant pis pour les sages, Je me fasse une place et passe à l'abordage, Que je me fraie sans frais d'un trait un vrai passage, Hors de la cage qui malfait et défait parfois tout mon visage. Mais sans crime cassant le mime des cas faits in.
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|  Rencontre avec mon type | La première fois qu'on m'a parlé de je, je ne me connaissais pas.
Mais en regardant et écoutant autour de moi il fallait bien admettre que je étais arrivé.
Que de compliment pour je : "je est ceci, est cela..."
Puis très vite je dus faire ceci, faire cela parce que c'étais bien pour je de grandir, de grossir, d'accumuler, d'emmagasiner... car je devais et voulais devenir quelque chose, quelqu'un aux yeux des autres, à ses propres yeux.
Mais voilà les je entre eux ne s'y retrouvent pas alors je cherche à se distinguer, à se différencier des autres je.
Je se mets à penser, à croire, à savoir plein de choses surtout, je sais ce qui est bon et ce qui est mal, ce qui fait souffrir ou ce qui fait plaisir, ce que c'est que d'aimer et de haïr. Les autres je eux ne le savent pas ou se trompent.
Alors je va leur dire, les convaincre quoi qu'il advienne car je sais tout ce qu'il a appris, je est tout ce qu'il sait.
Mais tous les je savent alors je force, lutte, fabrique sa croyance pour ne pas douter ; je se domine et domine pour être, devenir ou rester celui qui sait aux yeux des je.
Les je se divisent en savoir et ignorance, en croyance et superstition, en jour et nuit, souffrance et plaisir, joie et tristesse, le sien, le leur.
Je est-il heureux ?
Je fais tout pour l'être car je sais ce que c'est d'être heureux ou comment y parvenir... Enfin je crois, au pire, qu'un autre je sais.
Mais je ne s'observe jamais de trop près sinon il verrait que ce qu'il projette et fait de ce monde sont ce qu'il fait de lui. Je se divise et divise le monde dans l'idéal d'un ordre mondial.
Et je aurai probablement très peur de voir que la fin de cette division implique la fin de la sienne et donc sa propre fin parce qu'enfin je n'est peut-être que division issue de la peur.
Bien sûr je hais la peur parce que la contempler, être à son contact c'est se voir d'un coup et entièrement.
La peur c'est tout je.
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|  Amour, Amort | Amour est vie, Amour est mort, Mourir à sa vie c'est ouvrir à l'amour, Aimer sa mort c'est ouvrir à la vie.
Ma vie est passé qui n'est plus, La vie est instant. Ma vie est futur qui n'est pas, La vie est instant.
Les vivants au passé se meurent, Les morts au passé sont vivants.
La libération du passé est la fin du conditionnement, Renouveau infini, respiration fragile, Seule relation possible, née de l'impossible.
La mort est la fin de ma conscience, Plus de je, plus de moi, Infini espace hors du temps,
Porte sans lieu ni forme, Miracle de la vie, Ici et maintenant. Hors de tous les chemins de l'ego et de la pensée, D'une prison à l'autre corridors insensés.
Amour est vie, Amour est mort, Mourir à sa vie c'est ouvrir à l'amour, Aimer sa mort c'est ouvrir à la vie.
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|  "Dieu" de la pensée et la pensée de "Dieu" | Croire en l'existence de « dieu », propos de la pensée qui s‘en définit la vérité et la transmet, est une sublime manoeuvre pour s'imposer comme tel.
Nier l'existence de « dieu » est aussi un propos de la pensée et une sublime manoeuvre pour le remplacer.
Nier ou croire en l'existence de « dieu » c'est être aveugle à la découverte.
La vérité ne dépend de rien, ni de la science, ni de la croyance en aucun « dieu » ou sauveur.
Elle est là et maintenant ou elle n'est pas.
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|  Inattention | Toutes ces promesses issues d'un passé qui n'a jamais et ne donnera jamais rien d'autre que cela même,
Toute cette tristesse derrière les mots de ne jamais rien découvrir du verbe aime.
C'est cette vie qui vous tue, rongés que vous êtes, par la mort que vous appréhendez sans rien y connaître.
Toutes ces idées que vous faites pour mieux cacher et fuir, derrière ces lumières, ces fêtes, que vous fabriquez pour jouir.
Cimetières ou soirées, rites organisés, C'est votre peur que vous tentez ici d'enterrer.
A bien y regarder elle hante chacune de vos idées, de vos actes prémédités, On appelle cela la soif de sécurité.
Politique, nation, religion, race, culture, Divisions dont la mort est le prix, Ici et maintenant on ne sépare pas la vie.
C'est un fait et on ne peut s'y opposer sans en souffrir.
Ne les percevez-vous pas les flots de souffrances et de sang qui s'écoulent ici et maintenant, depuis l'aube des temps, de l'esprit et de la main de l'Homme ?
De ce mot nommé désir qui vous ramène sans relâche vers votre passé, vous enfermant dans la répétition, prison de l'esprit ?
Civilisation mécanisée, pleine de rituels et de principes, tu n'es que le fruit et le reflet des esprits qui te fabriquent.
Peu importe les moyens, l'illusion pourvu d'éviter la fin.
Mais seul ce qui cesse permet de naître, ce qui évolue n'est qu'une continuité modifiée.
La souffrance n'engendre que la souffrance ainsi que le désir, à moins qu'elle ne cesse totalement d'agir.
Peut-être vous demandez-vous comment ?
Eh bien c'est que vous n'êtes pas attentif car s'il existait une méthode elle ne serait que le fruit du passé, du connu et donc incapable à faire cesser quoi que ce soit.
Seul ce qui est peut-être changé, pas ce qui a été ou qui devrait être.
Face à ce qui est l'esprit est sans aide aucune, mais face à ce qui est il n'en est besoin d'aucune.
C'est la connaissance de soi.
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|  Aveugle de croire | Heureux celui qui souffre si il croit,
Heureux celui qui jouit si il nie.
Aveugle celui qui croit à son bonheur alors qu'il souffre,
Aveugle celui qui croit à son bonheur alors qu'il jouit.
Croire ou nier c'est être aveugle à la vérité,
C'est avoir peur de l'éventualité du faux.
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|  Cela | Où que les yeux se posent cela est là calme et à l'œuvre,
Pour cela pas de pause son silence pour unique preuve.
Cela se trouve en chaque chose dans le jour comme la nuit,
Ignorant les contraires, enjambant les frontières.
En dehors en dedans à chaque seconde,
Sans rien attendre et sans prendre Cela baigne et inonde.
Invisible aux yeux voilés parfois on le perçoit,
Mais tenter de le saisir et aussitôt Cela s'efface.
Juste un bruissement d'aile semblable à l'oiseau effrayé,
Virevoltant et dansant partout, là car un rien lui suffit.
Mes mots sont déjà un piège,
Je me laisse prendre au piège des mots,
Mais Cela qui n'est rien ne connaît pas de filet,
Sans principe ni choix, rien ou tout, mal ou bien,
Cela s'en fout le camp.
Cela est seul depuis et pour l'éternité,
Pourtant Cela aime sans compter.
Vie,
Cela ne crie pas pour exister,
Cela est action, tout de suite et maintenant,
Le seul espoir car Cela n'en a aucun.
Libre de tout,
Peut-être je vois la beauté.
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|  N'être rien, se sentir bien | Qu'il est beau de se sentir si haut perché, de n'être rien, se sentir bien,
« Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir !»
Foutaise !
L'espoir n'est-il pas une réaction de l'esprit à une réalité qui lui est insupportable, au présent qui l'enchaîne dans la souffrance et l'accable ?
L'espoir c'est l'esprit qui fuit la peur, sa propre peur, celle de n'être rien.
« Tant qu'il y a de l'espoir il y a la peur de n'être rien »
Quand on voit cela non seulement avec l'esprit mais de tout son être alors une révolution intérieure survient.
La pensée réalise son illusion et se calme,
Le silence apaisant surgit et de ce silence naît l'attention.
De cette attention naît une tout autre vision,
De la beauté en toute chose, de l'amour peut-être.
Sans cet amour il n'est aucune vérité.
La vérité c'est que la vie est sans espoir !
Qu'il est beau de se sentir si haut perché, de n'être rien, se sentir bien...
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|  Empty spirit | My eyes stuck on the river down, I feel I can fly, As a bird also dies... When understanding comes as a ray of light, (You) suddenly realize, Illusion of your life...
Empty spirit is lighter than air, No matter where you are as it is nowhere, What are you waiting for ?
All the change I tried to head, Brought me back to the past, Extended times of fear, pleasure and pain still last... That human spinning world
Rushing to the show, Is nothing but the real, Real mirror of my soul,
Nothing can hurt what's lighter than air, There's no seek for love cause it is right there, what are you waiting for ?
All what I pretend to recognize outside me, Is a true part of my aged printed memory, Whatever I judge, approve or condemn, want to modify, I react to my mind, this I can't deny.
Empty spirit is lighter than air, Hate can not discover true love although we dare.
The known is always bound to known, Time can not penetrate what is eternal...
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|  Sun shines | Sun shines, Over my head though I claimed it had Turned blind, Full of vain hopes and blames.
Do we ever see any ideology, Turning reality To peace and harmony ?
Be blind, So comfortable to stay In the box which we have made from our hands,
Be proud, Powerness and success are the build of Our own clouds,
We can dress-up with illusion, But the only truth is our dress of confusion.
Do we ever see Judgment apart humankind authority ? God or god science turning reality, To peace and harmony ?
Be time, cause we think after and there is the end of our fears,
So sun has to shine, Cause fear is what we are.
Sun shines, Cause rain and teardrops shine as well.
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|  Voteras-tu pour moi ? | Un candidat, appelons le C, vient me voir et me demande de voter pour lui :
C - Voteras-tu pour moi ? Moi - Pourquoi le ferais-je ? C - Il y a un problème et il faut le résoudre ! Moi - D'accord et en quoi le fait de voter pour toi va le résoudre ? C - Je pourrai changer les choses grâce au pouvoir ! Moi - D'autres le prétendent et l'ont prétendu comme toi ! Ils passent et le problème est toujours là. En quoi y parviendrais-tu, toi, là où les autres ont échoué ? C - Ils se sont trompés, moi je connais le problème et j'ai la solution ! Moi - La solution je n'en sais rien ; montre moi déjà le problème ! C - Il faut une société plus juste, plus digne, plus libre. Moi - N'est-ce pas l'idéal que la société a toujours poursuivi ? C - Oui mais les autres n'avaient pas la bonne méthode, le bon chemin. Moi - Et ton chemin à toi est le bon ? C - Oui car les temps ont changé et la méthode doit évoluer, s'adapter elle aussi. Moi - Et d'où te vient cette nouvelle méthode ? C - De mon expérience, de ma vie, de mon passé. Moi - En quoi ta mémoire peut-elle produire quelque chose de neuf, de nouveau ? C - Je pense qu'en comprenant le passé on peut éviter les erreurs. Moi - Ah oui ? Lesquelles ? C - Eh bien... toutes celles qui justement sont passées. Moi - Si elles sont passées pourquoi chercher encore à les éviter ? Tout le monde se sert de son expérience passé en pensant ainsi éviter de reproduire les erreurs ; les erreurs ne se reproduisent-elles pas tout de même ? C - Oui, ceux qui ne voit pas l'erreur. Moi - S'ils ne la voient pas quelle est l'erreur ? C - La bêtise, l'idiotie... ils ont cru en la mauvaise personne, en de mauvaises idées. Moi - Veux-tu dire qu'ils les ont choisies en voulant ce qui est mauvais pour eux ? C - Non, ils pensaient et voulaient le bien. Les conséquences furent mauvaises. Moi - Ils ont fais le mauvais choix alors que tous prétendaient faire le bon ? C - Oui, c'est cela. Moi - Alors un bon choix peut se révéler être mauvais ? C - Evidemment avec le temps les choses changent. Moi - J'ai cru comprendre que justement le problème est que les erreurs, les faux "bons choix" se répètent et qu'en cela le temps, les générations qui se succèdent ne semblent rien changer fondamentalement ? C - Eh bien... on dirait... Moi - Qu'en fait le temps et l'accumulation des expériences n'empêchent pas la répétition des erreurs alors que tout le monde en semble persuadé ? C - Euh ?! Moi - N'est-ce pas là une idée totalement erronée, une erreur fondamentale? C - Eh bien c'est en réfléchissant aux erreurs qu'on apprend... Moi - A réfléchir les erreurs ! Est-ce que le fait de penser ou de faire la guerre, la violence, la souffrance nous a appris à l'éviter ? Non elles continuent et se répètent que vous vous forciez a y penser, y réfléchir ou a ne pas y penser d'ailleurs ? C - Alors que devons nous faire ? Moi - Pourquoi devriez-vous faire quelque chose ? C - On ne peut pas laisser faire cela Moi - N'est-ce pourtant pas ce que vous faites ? C - Et bien il est temps d'arrêter. Moi - Cesser avec cette fausse idée, la rejeter de tout son être, la dissoudre maintenant ! C - Mais comment puisque nous la répétons depuis des millénaires ? Comment dissoudre une idée fausse si profondément ancrée en nous ? Moi - Monsieur, quand vous voyez le faux de quelque chose, de tout votre être, avec passion, y a t-il encore quelque chose à faire ? C - Même si je vois bien que les guerres, que toute cette violence continue malgré nos systèmes et nos lois, j'ai besoin d'une méthode, d'un chemin, de temps pour en finir avec ça. Moi - Vous avez besoin de temps pour en finir avec vos idées, avec votre propre guerre et votre violence ? Un peu chaque jour, par étape pour finalement atteindre l'objectif, progressivement ? Et pendant ce temps le cirque du temps continue, vous continuez, votre violence continue ! C - Mais cet objectif est trop dur a atteindre ! Moi - Vous parlez d'objectif, demain c'est jamais ! C'est la pensée qui cherche en permanence a atteindre un objectif, un idéal, du plaisir, a assurer son illusion de permanence et de sécurité dans la guerre, la violence, l'exploitation, la soif de pouvoir et ses horreurs quotidiennes. C'est cette même pensée qui réclame plus de temps, un chemin et une méthode pour en finir avec ce fatras alors que ce qui doit finir c'est tout le conditionnement qui la constitue. C - Mais c'est impossible... Moi - Qu'en savez-vous, vous ne le faites pas c'est tout ! Alors elle continuera, vous continuerez et ferez de ce monde ce qu'il est en plus ou en moins dans le meilleur des cas. C'est ainsi. C - Ce serait comme mourir à tout ce qu'on veut... Moi - Ce que ce serait ne m'intéresse pas monsieur ! Je ne vis pas dans votre monde d'hypothèse et de théorie toutes faites pour s'évader de la réalité. C - J'ai peur de mourir ! Moi - Comment pouvez-vous avoir peur de quelque chose que vous ne connaissez pas ? N'est-ce pas plutôt ce que vous pensez en connaître dont vous avez peur, comme vous avez peur de l'idée que vous vous faîtes de la vie ou des autres ? C - Alors pour l'élection... Moi - Tout ce que je vois c'est que vous voulez quelque chose de moi, ma voix et mon approbation à votre monde. Votre problème à cet instant c'est la peur de ne pas être élu, votre attente est ce que vous tentez de combler et à travers laquelle vous me regardez. Je n'ai peur ni de vivre ni de mourir alors que la peur est le socle de votre action, de votre existence et de la pyramide en haut de laquelle vous désirez vous hissez. Très simplement je suis entièrement responsable de mes actes, de mes pensées et mes décisions, tout comme vous, mais je ne vis pas dans l'illusion qu'un système, une méthode, une loi et leurs autorités puisse résoudre les véritables problèmes. Je ne crois pas au sauveur ni d'ici ni d'ailleurs et le mouton solitaire que je suis voit clairement que le loup n'a jamais tué autant de brebis que le berger qui les enferme et les exploite en prétendant les protéger. C - C'est votre choix Moi - C'est la pensée confuse et hésitante qui fait un choix, quand elle rejette ceci mais veut conserver cela, alors elle compare, soupèse, classe et choisit. Je ne vous admire pas et ne vous rejette pas, vous voudriez me voir pour ou contre vous mais ça n'a de sens que pour l'esprit qui juge et un tel esprit est sans amour.
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|  Débat politique | Campagne électorale !
Je n'en peux plus de la platitude des débats politiques dont les médias tapissent nos écrans de télévision. En fait rien n'est abordé dans le fond, les discussions sont stérilisés par les a priori et les orientations des sujets et des questions ! Méthode "que pensez-vous de telle idée où de tel opinion, de tel personne où d'une autre, de tel pays ou de tel autre ?". Limitations de l'approche comparative qui consiste à répondre au désir d'identification idéologique du spectateur peut-être, à définir un choix électoral peut-être, mais qui circonscrit les questions et les réponses dans les limitations des esprits qui les observent. Marre, raz-le-bol, insondable mécontentement qui me saisit à la vu de ce par terre de cerveaux qui se contentent de jouer leur rôle partisan dans cet effroyable jeu dont les règles sont le symptôme de la déliquescence mécanique programmée, je parle bien sûr du système dans sa totalité.
Parce que tout de même il n'échappe pas à un esprit sérieux dans son observation qu'aucun parti n'est le tout et ne peut y parvenir, que faire une partie ou prendre parti pour ou contre quelque chose ou quelqu'un c'est immédiatement créer une division et un conflit d'opposés , entre les idées et finalement les gens qui cherchent à s' identifier. L'unité est rendu impossible par ceux qui y prétendent hypocritement. Alors oui tout ce cirque s'auto-entretient, les débats, les joutes oratoires, les invectives et autres calomnies, les émissions, les articles et autres bouts de papier de commentateur, mais est-ce qu'aucun problème n'est résolu ?
Non ! Parce que celui qui n'a pas pour a priori de savoir pour qui il va voter, comment faire ou se faire élire ne limite pas son observation à comparer les protagonistes entre eux et les systèmes ou les opinions les uns aux autres. Pour celui-là il n'y a ni pire ni meilleur, il n'y a que la profondeur du problème qui n'est jamais abordé que partiellement malgré la rhétorique de globalisation ou de mondialisation !
Globalisation et mondialisation de quoi d'ailleurs ? Du globe, du monde ? Le globe est en voie de se globaliser ou le monde de se mondialiser ? Il y a vraiment de quoi rire à en pleurer avec ces vocabulaires qui n'ont de nouveau que l'orthographe... Parce que la réalité du monde c'est plutôt la bestialisation, ce mot n'est même pas approprié tant les actes des animaux et de la nature dont nous nous prétendons être les harmonieux prolongements n'ont aucune mesure avec la violence et le défaut d'intelligence de notre humanisme purement intellectuel !
Ah des structures, des organismes, des religions, des idéologies, des systèmes, des solutions verbales, des slogans, des phrases, des mots nous en avons fournies et continuons d'en fournir à en faire grossir et éclater les cours financiers et les bibliothèques de la planète ! Mais quand il s'agit après des millénaires d'observer notre culture de papier et de théorie à la lumière des faits de la violence, des guerres, des génocides, de la famine et la souffrance, de la corruption et l'exploitation, de l'état de confusion des jeunes et des moins jeunes, dans le monde et à nos portes.................?
Observer les choses telles qu'elles sont c'est tout autre chose, ça demande une tout autre énergie, le doute et la mise en question du conditionnement, le sien, qui ne consistent pas à modifier légèrement tel ou tel indicateur extérieur, à remplacer tel ou tel responsable par un autre ou a saupoudrer de quelques réformes ou d'argent l'avidité et la peur qui nous pourrissent intérieurement.
Continuer de courir et discourir, de ramper, de vous entre-tuer, de vous exténuer dans vos combats, dans vos luttes, dans vos labeurs quotidiens pour la gloire, la conversion et la reconnaissance de vos semblables ou de vos dieux, mais si vous êtes de ce monde de l'idéal et du jugement ne venez pas me parlez d'amour, ne venez pas me parler de bonté, ne venez pas me parler de liberté ou de fraternité. Vos actes me suffisent et ils contiennent tous les maux.
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