INTERNATIONAL : "Cacophonie autour de la présence de Total en Birmanie"
Birmanie, la totale exploitation décomplexée ?
Le pouvoir Birman tente de faire le silence autour de sa répression en jetant son filet médiatique. "A Rangoun les communications sont coupées, le moindre porteur d'appareil photo traqué pour permettre aux policiers anti-émeute et aux militaires d'en finir avec la "révolution safran"."
Du côté de ceux qui n'acceptent plus cette dictature« Beaucoup disent qu'ils doivent continuer de se battre contre la junte car l'occasion ne se représentera pas. Alors, les larmes aux yeux, ils vont à l'abattoir. »
Pendant que des gens vont à l'abbatoir, à quelques secondes médiatiques de là le président Sarkozy appelle « l'ensemble des sociétés privées, Total par exemple, à faire preuve de la plus grande retenue, s'agissant des investissements en Birmanie »
On arrête l'exploitation alors ? Non, non, non juste les investissements... on se contente de retirer un maximum de bénéfice tant qu'on est pas certain que la dictature va tenir le coup. Bah oui pourquoi continuer d'investir dans l'exploitation d'un pays si son peuple refuse dorénavant d'être payé de misère... on va quand même pas gazer d'argent tout le pays !
D'ailleurs réponse de la bergère au berger "le groupe pétrolier a affirmé ce matin ne plus avoir investi dans le pays depuis 10 ans"...il y a dix ans ils sentaient que le pays allait virer à la dictature ? Non, la dictature était déjà là quand ils ont investi... c'est dans la révolte qu'ils n'investissent pas.
| | Revue d'actu : Au pays des aveugles le mot est roi |
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Et Total de rajouter : "un retrait forcé ne conduirait qu'au remplacement de Total par d'autres sociétés".
Bah oui on va quand même pas être les premiers à arrêter de faire comme les autres... ce serait comme cesser d'imiter et commencer à penser par soi-même. On peut quand même pas attendre de nos entrepreneurs une action créative ?
"la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade a jeté un peu plus le trouble en s'interrogeant : «Imaginez que Total sorte de Birmanie, qu'est ce que ça change?»."
En France une interrogation c'est un peu plus de trouble, en Birmanie un trouble et c'est l'interrogatoire. Voyons ! Admettons que je quitte la table d'un dictateur qui m'offre la souffrance de son peuple à manger...bah il reste encore un dictateur... mais enfin j'ai cessé de manger ; c'est juste cesser de collaborer à l'oppression, mais bon officiellement ça fait longtemps que les français ont cessé de pratiquer... officiellement ?
Et de poursuivre : "Le fait que Total soit présent en Birmanie n'a jamais empêché l'Union européenne de proposer et de rendre effectives ses propres sanctions".
Mais apparemment l'action de l'Union européenne, si il y a ou si il y a eu, n'a rien résolu ni empêché des faits actuels, comme Total en fait. Aveu d'impuissance ou de soif de puissance ? Peut-être même les deux ensemble...
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